Les matériaux

Les matériaux

Quelles essences de bois utiliser ?

On peut retenir une dizaine d’essences de bois qui résistent au temps et surtout à l'eau de mer

Le premier bois dur européen est bien sur le chêne.
Il résiste à la traction et la compression, a une bonne tenue à l’abrasion mais, peu à la flexion. Il servira notamment pour la charpente.

L’acacia, très dur mais flexible à l’utilisation, servira notamment aux membrures ployées mais aussi aux barrots et aux pièces d’accastillage. Par contre à l’usage du temps il devient cassant. 

Quant à l’orme, contrairement au chêne, ne contient pas de tanin, ennemi de l’acier. Par contre il n’apprécie pas le soleil et l’eau !

Passons aux bois résineux comme le mélèze, le pin d’Oregon ou le pin sylvestre. Ces bois, moins durs que ceux des feuillus, ont de longues fibres et sont donc plus légers et flexibles. Ils seront utilisés les bordés, les serres, les emménagements, ainsi que pour les espars.

N’oublions pas les essences tropicales. Le teck surtout pour les ponts et l’acajou pour les bordages et emménagements. Le teck de Birmanie est réputé pour sa dureté, son imputrescibilité et sa stabilité, de même que l’acajou des Philippines ou du Honduras. Mais ces bois deviennent rares et donc chers. 

L’iroko, bois originaire d’Afrique (forêt subéquatoriale), est un bois esthétique d’une couleur brune plus ou moins foncée, avec de jolis reflets dorés. Fréquemment qualifié de substitut du teck, il est cependant beaucoup moins cher à l’achat. Imputrescible, il est également résistant à la lumière et aux rayons UV et ne se décolore pas mais a tendance à foncer avec le temps. Par rapport au teck, il travaille plus et il est aussi plus nerveux, ce qui peut engendrer des déformations et fissures. L’iroko dégage une poussière toxique (chlorophorine) lorsqu’on le ponce !


Les essences telles que le châtaignier, l’aulne ou même le frêne ne seront pas utilisées car elles pourrissent au contact de l’eau douce.

 

Lors d’achat de grumes, le charpentier doit vérifier les défauts éventuels tels que les nœuds, gerces, et moisissures notamment.
La façon dont la grume est découpée joue aussi sur la qualité du bois. Ainsi lorsque les pièces de bois sont débitées « radialement », les anneaux de croissance sont réguliers et parallèles. Elles sont donc particulièrement recherchées par nos charpentiers. Par contre, à l’inverse, le bois peut avoir un aspect flammé et rend son utilisation impossible pour créer des bordés (déformation).

Matériaux pour la restauration (construction) du Man’villais

Choix des essences de bois :

  • Tableau arrière : Chêne 41 mm
  • Membrures découpées : Chêne 60 x 30 mm
  • Membrures ployées : Acacia
  • Barreaux de pont entre les bauquières : Chêne 60 x 30 mm
  • Barreaux de pont complets : lamellé/collé pin Oregon
  • Préceinte : Chêne 21 mm
  • Bordés : Sipo 18 mm
  • Varangues : Chêne 30 mm
  • Plat bords : Sipo de 5 mm
  • Liston : Chêne ou Sipo 30 mm
  • Pont : CP marine de 10 mm + Oregon de 5 mm (largeur 15 à 20 mm)
  • Cabine : CP de 10 mm
  • Mains courantes : Sipo
  • Planchers : CP (contreplaqué) de 12 mm
  • Espars : Pin Oregon

Matériaux pour la restauration du pont en lattes du Val’riquais

Calculs lattes de pont en bois de sipo et joints Sika :
– Surface pont : 3,7 m2
– Lattes 20 mm de large et 7,5 mm d’épaisseur
– Chanfrein : 3 x 3 mm
– Longueur de lattes pour surface : 3700/20=185 m
– Choix de couleur du calfatage des lattes : 1 sur 2 noir, 1 sur 2 marron
– Volume sika 290 DC noir :185×0,003×0,003= 0,00144 m3= 1,5 litres
– Volume colle sika 298 marron = 3,7×0,001= 0,0037 m3= 3,7 litres

Ajouter 30% (déchets) aux calculs théoriques

Produits Sika :

  • Sika 290 DC noir : 2,4 l
  • Sika 298 marron : 7,2 l
  • Primaire : 1 l de Sika multiprimer (son prix est très élevé !)

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